BMM soutien Marseille Capitale de la Culture 2013

Le midi de l'Europe

La candidature au titre de Capitale européenne de la culture s'inscrit dans une perspective d'avenir et bien au-delà  de 2013. Elle a été pensée à  l'échelle d'une capitale régionale et portuaire en pleine expansion (Marseille compte actuellement 800 000 habitants) dans une aire métropolitaine de plus de 2 millions de personnes. Ce territoire, situé au croisement de l'arc latin et du couloir rhodanien, constitue un point de passage stratégique à  la fois vers l'autre rive de la Méditerranée et le nord occidental de l'Europe. Il est de plus en plus fortement identifié en tant que plateforme internationale d'échange et de recherche. Parallà¨lement, les différentes collectivités publiques, régionales, départementales, intercommunales et municipales, ne cessent de renforcer leurs coopérations euroméditerranéennes. Cependant, cette aire métropolitaine est encore en construction et sa consolidation est essentielle pour tous : le midi de la France est aussi le midi de l'Europe.

"Le continent européen a besoin de cet ancrage au Sud. Une grande partie de son avenir se joue en Méditerranée".

Aujourd'hui, la volonté de bâtir un ensemble euroméditerranéen solidaire et un projet de co-développement équilibré se heurte à  de graves déséquilibres environnementaux, économiques et culturels. Ces derniers provoquent de très fortes poussées migratoires vers le Nord, sont causes d'instabilité et de risques de conflits. Mais demain ? La tentation est grande d'envisager pour l'avenir un «scénario catastrophe». La France, refusant de céder aux fausses fatalités de la division, de l'incompréhension et de l'inégalité, vient, par la voix de son Président de la République, de proposer la mise en chantier d'une Union de la Méditerranée. Marseille Provence 2013 s'inscrit dans ce processus de rapprochement entre les deux rives.

Cosmopolite et socialement trà¨s hétérogà¨ne, Marseille est le miroir du défi qui se pose à  nos sociétés mondialisées : le repli dans la confrontation des particularismes, ou l'ouverture à  la multiplicité des pensées. Le choix ne peut être que collectif et mené à  l'échelle d'une aire urbaine cohérente. C'est pourquoi cette candidature à  été conduite conjointement avec le maximum d'acteurs publics et privés, par les responsables de la culture, de l'urbanisme, de l'économie, de l'éducation et de la vie associative. Une stratégie globale de mobilisation a été élaborée pour que le plus grand nombre puisse partager et participer à  cette oeuvre quotidienne toujours à  recommencer : la construction de la fraternité et de la paix.